ATLANTÍS II, 2022

Sound installation, PLA, silicone tubes, water pump, stereo sound, variable dimensions.

[FR]

Regroupant des photographies numériques, des croquis, de la vidéo et du son, ce corpus fait état d’un temps de recherche menée durant le mois de février 2022 à l’Espace 251 Nord dans le cadre de la résidence Crescendo#2 en partenariat avec les Beaux-Arts de Liège – École Supérieure des Arts et l’ESÄ – École Supérieure d’Art de Dunkerque / Tourcoing.

Ce projet d’installation prend genèse dans le mythe de l’Atlantide décrit par Platon dans le Timée et Critias. S’inscrivant dans la continuité d’Atlantís, précédente version du projet déjà exposé par l’artiste à l’occasion de l’exposition “Diplômes, à suivre” au FRAC Grand Large de Dunkerque du 28.10.2021 au 02.01.2022.

C’est sur cette base de travail que la démarche de l’artiste à poursuivre ce projet, durant le mois de résidence effectué à l’Espace 251 Nord, s’inscrit. Une opportunité motivée par l’envie de renouveler l’écriture sonore de ce projet au travers de la performance en live. Ces différents éléments de recherche rendent compte, au travers d’une multiplicité de forme physique, du travail numérique entrepris dans l’atelier de la Brasserie Haecht par Alexis Bens. Les photographies présentées ont été réalisées sur le logiciel Blender, logiciel de modélisation 3D utilisé pour créer la forme finale d’Atlantís II. Les croquis en périphérie de celles-ci, retracent les pistes ainsi que les raisonnements engagés. Ils permettent d’entrevoir les questionnements rencontrés par l’artiste dans l’étape de sa recherche. L’usage d’outils numériques de plus en plus inhérents aux défis de la création contemporaine, permet aussi de faire l’expérience de l’installation Atlantís II.

[EN]

Bringing together digital photographs, sketches, video and sound, this corpus reflects a period of research carried out during the month of February 2022 at Espace 251 Nord as part of the Crescendo#2 residency in partnership with the Fine Arts of Liège – Higher School of Arts and the ESÄ – Higher School of Art of Dunkirk / Tourcoing.

This installation project takes its genesis from the myth of Atlantis described by Plato in Timaeus and Critias. As part of the continuity of Atlantís, previous version of the project already exhibited by the artist on the occasion of the exhibition “Diplômes, à suivre” at the FRAC Grand Large in Dunkirk from 28.10.2021 to 02.01.2022.

It is on this basis of that the approach of the artist to pursue this project, during the month of residence carried out at Espace 251 Nord, is inscribed. An opportunity motivated by the desire to renew the sound writing of this project through live performance. These different elements of research reflect, through a multiplicity of physical forms, the digital work undertaken in the workshop of the Haecht Brewery by Alexis Bens. The photographs presented were taken using Blender, a 3D modeling software used to create the final shape of Atlantís II. The sketches on the periphery describs as well as the reasoning involved. They allow us to glimpse the questions encountered by the artist during the stage of his research. The use of digital tools, increasingly inherent in the challenges of contemporary creation, also makes it possible to experience the installation Atlantís II.

ENDLESS VOYAGER, 2022

4K video, infinite loop, stereo sound.

[FR]

Endless Voyager est un film qui suit le voyage sans fin d’une capsule de survie à la dérive autour de la planète Terre. Sans commencement, ni fin, cette boucle infinie capte l’odyssée perpétuelle d’un humain au travers du cosmos. Symbole d’échec ou d’avenir, de perdition ou d’arrivée, autant de dualité qui participent à la construction de cette fiction sans dénouement.

[EN]

Endless Voyager is a film that follows the endless journey of a drifting life pod around planet Earth. Without beginning or end, this infinite loop captures the perpetual odyssey of a human through the cosmos. Symbol of failure or future, of perdition or arrival, so many duality which participate in the construction of this fiction without outcome.

(C)O2, 2021

Sound installation, 6:06 minutes, mono sound, variable dimensions.

ATLANTÍS, 2021

Sound installation, PLA, PVC, wood, speakers, preamplifier, 220 x 170 cm. Curated by Galerie Rezeda.

[FR]

Le mythe de l’Atlantide est un récit décrit par Marwan Rashed¹ comme étant aujourd’hui encore entouré d’un halo séduisant de mystère. Source de fantasme sur une civilisation hautement développée qui a disparu, selon Platon² en l’espace d’un seul jour et d’une seule nuit sous les eaux de la Méditerranée.

Lecture contemporaine de ce mythe, Atlantís est une installation qui propose aux spectateurs une expérience immersive, visuelle et sonore. Par-delà la temporalité qui sépare cette fiction de notre réalité, l’eau est un dénominateur commun au phénomène de la montée des eaux. Allant de l’imperceptible goutte au torrent assourdissant, l’artiste développe une palette des caractéristiques acoustiques de l’eau pour construire et composer cet évènement insaisissable à échelle humaine.

Comme le tourbillon d’un flux en accélération, la sculpture composée de trois modules s’étend sur plus de deux mètres en circonvolution, opérant un jeu sur l’état et la temporalité de l’eau, ralentit, figée. De celle-ci émane le déroulé sonore d’une catastrophe à venir qui se répand peu à peu au reste de l’espace d’exposition.

Ce projet a été réalisé en collaboration avec l’École Supérieure des Arts de Mons, « ARTS² » et l’École Supérieure d’Art de Tourcoing – Dunkerque, ESÄ.

¹ Propos de Marwan Rashed, philosophe et professeur d’histoire de la philosophie ancienne et de la philosophie arabe à l’université Paris 1 Sorbonne Paris IV et directeur adjoint du centre Léon-Robin, centre de recherches sur la pensée antique. Dans l’émission « Le mythe de l’Atlantide : la perfection est-elle de ce monde ? » sur France Culture.
https://www.franceculture.fr/emissions/les-chemins-de-la-philosophie/fabuleux-platon-34-le-mythe-de-latlantide-la-perfection-est-elle-de-ce-monde. (Consulté le 11/11/2020).

² Platon, Timée – Critias, traduction de Luc Brisson, Flammarion “GF numéro 618”, novembre 2017, 496 pages.

[EN]

The Myth of Atlantis is a tale described by Marwan Rashed¹ as still surrounded by an alluring halo of mystery to this day. Source of fantasy about a highly developed civilization which disappeared, according to Plato² in the space of a single day and a single night under the waters of the Mediterranean.

As a contemporary reading of this myth, Atlantís is an installation that offers viewers an immersive, visual and sound experience. Beyond the temporality that separates this fiction from our reality, water is a common denominator in the phenomenon of rising sea levels. Ranging from the imperceptible drop to the deafening torrent, the artist develops a palette of the acoustic characteristics of water to construct and compose this elusive event on a human scale.

Like the vortex of an accelerating flow, the sculpture made up of three modules spans more than two meters in convolution, playing on the state and temporality of the water, slowing down, frozen. From this emanates the sonorous unfolding of an upcoming catastrophe which gradually spreads to the rest of the exhibition space.

This project was carried out in collaboration with the École Supérieure des Arts de Mons, « ARTS² » and the École Supérieure d’Art de Tourcoing – Dunkirk, ESÄ.

¹ Quote from Marwan Rashed, philosopher and professor of the history of ancient philosophy and Arab philosophy at the University of Paris 1 Sorbonne Paris IV and deputy director of the Léon-Robin center, a research center on ancient thought. On the show « The Myth of Atlantis: Is Perfection Parts Of This World? » on France Culture.
https://www.franceculture.fr/emissions/les-chemins-de-la-philosophie/fabuleux-platon-34-le-mythe-de-latlantide-la-perfection-est-elle-de-ce-monde. (Consulté le 11/11/2020).

² Platon, Timée – Critias, translation in french of Luc Brisson, Flammarion “GF numéro 618”, novembre 2017, 496 pages.

SIMULACRE, 2021

Photographs on light boxes, 80 x 99 cm each.

GALEA, 2021

Virtual reality video installation, steel tube, Oculus Quest 2 helmet, 3D printing, 250 x 250 cm.

[FR]

GALEA est une expérience interactive et immersive qui propose aux visiteurs de parcourir un monde bâti dans le seul et unique but de pallier la dimension corrosive du temps.

GALEA est une œuvre fictionnelle qui se déploie sur la tangente de la réalité et qui puise son inspiration dans le mythe du bateau de Thésée1. Ce bateau fut conservé par les Athéniens pendant des siècles. Chacune des pièces de ce navire étaient remplacées par de nouvelles à mesure qu’elles se gâtaient, soulevant ainsi la question suivante : est-ce la forme ou la matière qui permettent à une chose de demeurer une et même au travers du temps ?

Par analogie, cette réflexion philosophique peut s’appliquer plus largement aux composants de notre univers que l’on sait soumis à des cycles et des changements physiques tout comme les cellules de notre corps, sans cesse renouvelées2. Ces éléments qui constituent le réel se heurtent aujourd’hui à des outils numériques toujours plus immersifs comme celui de la réalité dite “virtuelle” et à des ordinateurs aux performances de calcul démultipliées. GALEA explore donc au travers d’un récit fictionnel, ce moment où l’humain décida de faire du réel une matière reproductible dans sa forme, se donnant ainsi aux travers de la technologie la possibilité de devenir immuable.

Ce projet a été réalisé avec l’aide de Abidine Ali et Kévin Giacobbi grâce au plugin IIViMat développé au sein du projet MAVII et soutenu par la SATT Nord. Une collaboration rendue possible par l’intermédiaire de Christophe Chaillou dans le cadre du module de co-création entre Polytech’Lille et l’ESÄ.

1 Plutarque, Les Vies des hommes illustres, tome I, édition de Gérard Walter, Gallimard, 1264 p.

2 Etienne Klein et Paul Audi, Quelles sont les pièces de l’identité ? France Culture, le 02 décembre 2017, https://www.franceculture.fr/emissions/la-3conversation-scientifique/quelles-sont-les-pieces-de-lidentite-0

[EN]

GALEA is an interactive and immersive experience that offers visitors the opportunity to explore a built world with the sole aim of overcoming the corrosive dimension of time.

GALEA is a fictional work which unfolds on the tangent of reality and which draws its inspiration from the myth of the boat of Thésée1. This boat was kept by the Athenians for centuries. Each part of this ship was replaced with new ones as they spoiled, thus raising the question: is it the form or the matter that allows a thing to remain one and even through time ?

By analogy, this philosophical reflection can be applied more broadly to the components of our universe that we know to be subject to cycles and physical changes just like the cells of our body, which are constantly renewed2. Today, these elements that constitute reality come up against ever more immersive digital tools such as that of so-called “virtual” reality and computers with increased computational performance. GALEA therefore explores through a fictional narrative, this moment when humans decided to make reality into material reproducible in its form, thus giving themselves through technology the possibility of becoming immutable.

This project was carried out with the help of Abidine Ali and Kévin Giacobbi using the IIViMat plugin developed within the MAVII project and supported by SATT Nord. A collaboration made possible through Christophe Chaillou as part of the co-creation module between Polytech’Lille and ESÄ.

1 Plutarque, Les Vies des hommes illustres, tome I, édition de Gérard Walter, Gallimard, 1264 p.

2 Etienne Klein et Paul Audi, What are the pieces of identity ? France Culture, le 02 décembre 2017, https://www.franceculture.fr/emissions/la-3conversation-scientifique/quelles-sont-les-pieces-de-lidentite-0

STICHOMYTHIE TWO, 2021

Sound installation, PLA, speakers, 12:02 minutes, stereo sound, 120 x 35 x 240cm.

[FR]

Stichomythie Two est un nouveau dispositif d’écoute de l’installation sonore Stichomythie One, réalisée en 2019 dans le cadre du programme de recherche images sciences et technologies. Cette nouvelle forme permet aux spectateurs d’entreprendre une nouvelle relation avec l’œuvre et l’espace. Participant au vocabulaire esthétique que développe l’artiste autour de la sculpture et des nouvelles technologies, ce cylindre revêt le rôle d’un objet de télécommunication duquel s’échappe la discussion de deux intelligences artificielles.

Inventés pour accompagner l’homme, les assistants vocaux sont devenus des biens de consommation. Ils sont capables de contrôler différents aspects de notre environnement et de nos appareils électroniques dit « connectés ». Dans un article de Nicolas Santolaria1 pour Le Monde, on apprend que cette technologie est d’origine militaire. Rachetée par les plus grandes entreprises, elle dispose aujourd’hui d’une place dans notre salon, dans notre chambre ou notre cuisine. Cet objet nous écoute et apprend de nous. Toutes nos données sont recueillies et enregistrées pour offrir au système une manière de s’améliorer et de devenir toujours plus humain. À l’écoute de Stichomythie Two, on s’interroge sur la nature même du dialogue : est-il le fruit d’un libre arbitre, ou est-ce la trace indélébile d’une discussion captée ?

Le dialogue est relu et interprété par deux acteurs vocaux professionnels. Cette ré-interprétation permet au texte issu de l’IA de prendre vie et de brouiller la frontière entre le vivant et l’inanimé. Cette pièce sonore puise son inspiration dans l’aléatoire des interactions humaines vues au travers du spectre de la machine. Ce dialogue devient une histoire, une rencontre faite d’amour, de sentiments et d’erreurs liés à l’imperfection de ces interfaces.

1 Nicolas Santolaria a par ailleurs publié, « Dis Siri » Enquête sur le génie à l’intérieur du smartphone, Édition Anamosa, 2016. 

[EN]

Stichomythie Two is a new listening device for the sound installation Stichomythie One, produced in 2019 as part of the images science and technology research program. This new form allows viewers to enter into a new relationship with the work and the space. Participating in the aesthetic vocabulary developed by the artist around sculpture and new technologies, this cylinder takes on the role of a telecommunication object from which the discussion of two artificial intelligences escapes.

Invented to support humans, voice assistants have become consumer goods. They are able to control different aspects of our environment and our so-called “connected” electronic devices. In an article by Nicolas Santolaria1 for Le Monde, we learn that this technology is of military origin. Bought by the biggest companies, it now has a place in our living room, our bedroom or our kitchen. This object listens to us and learns from us. All of our data is collected and recorded to provide the system with a way to improve and become ever more human. Listening to Stichomythie Two, one wonders about the very nature of dialogue: is it the result of free will, or is it the indelible trace of a captured discussion ?

The dialogue is re-read and interpreted by two professional vocal actors. This reinterpretation allows the AI text to come to life and blur the line between the living and the inanimate. This sound piece draws its inspiration from the randomness of human interactions seen through the spectrum of the machine. This dialogue becomes a story, a meeting made of love, feelings and errors linked to the imperfection of these interfaces.

1 Nicolas Santolaria has also published, « Dis Siri », « Dis Siri » Enquête sur le génie à l’intérieur du smartphone, Édition Anamosa, 2016. 

STICHOMYTHIE ONE, 2020

Sound installation, PVC tubes, speakers, 12:02 minutes, stereo sound, 550 cm.

[FR]

Stichomythie One est composée de deux tiges sur lesquelles sont installés deux haut-parleurs qui diffusent la discussion de deux assistants vocaux connectés. Ces tiges, à la fois fragiles et très présentes, sortent du sol telles de longues racines dont on écoute les étranges dialogues depuis le sommet. Son déploiement offre la possibilité au spectateur de se saisir ou non de ces échanges.

Inventés pour accompagner l’homme, les assistants vocaux sont devenus des biens de consommation. Ils sont capables de contrôler différents aspects de notre environnement et de nos appareils électroniques dit « connectés ». Dans un article de Nicolas Santolaria1 pour Le Monde, on apprend que cette technologie est d’origine militaire. Rachetée par les plus grandes entreprises, elle dispose aujourd’hui d’une place dans notre salon, dans notre chambre ou notre cuisine. Cet objet nous écoute et apprend de nous. Toutes nos données sont recueillies et enregistrées pour offrir au système une manière de s’améliorer et de devenir toujours plus humain. À l’écoute de Stichomythie One, on s’interroge sur la nature même du dialogue : est-il le fruit d’un libre arbitre, ou est-ce la trace indélébile d’une discussion captée ?

Par une manipulation assez simple, il est possible de faire entrer ces assistants vocaux en discussion. Ces êtres désincarnés sont alors persuadés de converser avec un être humain. Le dialogue recueilli entre ces deux interfaces sert de matière première à mon travail. Le texte est relu et interprété par deux acteurs vocaux professionnels. J’ai eu la chance de les rencontrer par l’intermédiaire de Alan Rogo, étudiant en cinéma. Cette ré-interprétation permet au texte issu de l’IA de prendre vie et de brouiller la frontière entre le vivant et l’inanimé. Cette pièce sonore puise son inspiration dans l’aléatoire des interactions humaines vues au travers du spectre de la machine. Ce dialogue devient une histoire, une rencontre faite d’amour, de sentiments et d’erreurs liés à l’imperfection de ces interfaces. C’est une occasion de remettre en question les subtilités du langage humain. La possibilité s’offre alors à nous de nous joindre ou non à cette conversation qui semble s’échapper de nulle part.

1 Nicolas Santolaria a par ailleurs publié, « Dis Siri » Enquête sur le génie à l’intérieur du smartphone, Édition Anamosa, 2016. 

[EN]

Stichomythie One is composed of two rods on which are installed two loudspeakers which broadcast the discussion of two connected voice assistants. These stems, both fragile and very present, come out of the ground like long roots whose strange dialogues can be heard from the top. Its deployment offers the spectator the possibility of understanding these exchanges or not.

Invented to support humans, voice assistants have become consumer goods. They are able to control different aspects of our environment and our so-called “connected” electronic devices. In an article by Nicolas Santolaria1 for Le Monde, we learn that this technology has a military origin. Bought by the biggest companies, it now has a place in our living room, our bedroom or our kitchen. This object listens to us and learns from us. All of our data is collected and recorded to provide the system with a way to improve and become ever more human. Listening to Stichomythie One, one wonders about the very nature of dialogue: is it the result of free will, or is it the indelible trace of a captured discussion?

By a fairly simple manipulation, it is possible to bring these voice assistants into discussion. These disembodied beings are then persuaded to converse with a human being. The dialogue gathered between these two interfaces serves as raw material for my work. The text is proofread and interpreted by two professional vocal actors. I had the chance to meet them through film student Alan Rogo. This reinterpretation allows the AI ​​text to come to life and blur the line between the living and the inanimate. This sound piece draws its inspiration from the randomness of human interactions seen through the spectrum of the machine. This dialogue becomes a story, a meeting made of love, feelings and errors linked to the imperfection of these interfaces. This is an opportunity to question the intricacies of human language. We then have the option of whether or not to join in this conversation that seems to be escaping out of nowhere.

1 Nicolas Santolaria has also published, « Dis Siri » Enquête sur le génie à l’intérieur du smartphone, Édition Anamosa, 2016. 

MATIÈRE NOIRE, 2021

Augmented reality filter, variable dimensions.

[FR]

L’inconnu, le carbone, la pollution, le charbon avec comme dénominateur commun le noir. Cette couleur véhicule avec elle un ensemble de connotations comme la tâche, la trace ou l’empreinte d’autant plus forte dans notre monde industrialisé. Interprétation de ce moteur incoercible, mon projet tend à s’inviter dans notre environnement par le biais du smartphone et de la technologie de la réalité augmentée. Cette adaptation numérique se libère de l’attachement physique des œuvres d’art aux lieux d’exposition d’autant plus dans les temps que nous traversons. En suspension dans l’atmosphère, cet objet se veut libre d’interprétation tout en perpétrant la libération d’un fluide dans l’air, comme un écho du passé minier de la région des Hauts-de-France et ses impacts.

[EN]

The unknown, carbon, pollution, coal with black as the common denominator. This color carries with it a set of connotations such as the task, the trace or the imprint all the stronger in our industrialized world. Interpretation of this unstoppable engine, my project tends to be introduced into our environment through the smartphone and augmented reality technology. This digital adaptation frees itself from the physical attachment of works of art to exhibition spaces, all the more so in the times we live through. Suspended in the atmosphere, this object is intended to be free of interpretation while perpetuating the release of a fluid in the air, as an echo of the mining past of the Hauts-de-France region and its impacts.

LUCARNES, 2019

Series of 5 unique digital images printed on plexiglass, 30 x 30 cm each.

[FR]

Lucarnes est une série de paysages itérés par un algorithme de machine learning développé par Nvidia. À partir d’une composition de taches de couleurs faites à la main, le logiciel en propose sa propre interprétation en générant un paysage. Ce processus décomposé offre la possibilité de se saisir de la « machine vision ».

[EN]

Lucarnes is a series of landscapes iterated by a machine learning algorithm developed by Nvidia. From a composition of hand-made color spots, the software offers its own interpretation by generating a landscape. This decomposed process offers the possibility of grasping the “machine vision”.